Les quatre oliviers
À Claret, à la lisière de la garrigue, quatre oliviers tenaient le jardin bien avant qu’il ne soit question d’une piscine. Ce sont eux qui donnent son nom au projet, et eux qui ont posé la première règle : le bassin devait trouver sa place sans rien bousculer, ni les arbres, ni l’équilibre du terrain.
Le reste, ce sont les propriétaires qui l’ont formulé. Ils voulaient une vraie piscine familiale, de quoi nager et se rassembler, mais sans chantier interminable au milieu du jardin. Ils voulaient surtout ne pas passer leurs étés à s’en occuper. C’est une demande que nous entendons souvent, et c’est elle qui oriente presque toutes les décisions techniques qui suivent.
D’où le choix d’une coque. Le modèle Sugiton, 8,5 × 4,3 mètres pour 36,5 m² de plan d’eau : un monobloc polyester livré d’une seule pièce et posé dans la journée sur son lit de pose. Sur un sol de garrigue, c’est la solution qui réduit le plus l’emprise du chantier — un terrassement, une pose, un remblaiement, et le jardin retrouve sa forme en quelques jours au lieu de quelques semaines. Les lignes sont franches, la structure d’un seul tenant, sans joint ni reprise.
L’équipement répond au même cahier des charges. Le traitement se fait au sel : l’électrolyseur fabrique le désinfectant en continu à partir d’une eau très légèrement salée. Pas de bidons à stocker, pas de dosage à reprendre chaque semaine, et une eau plus douce pour la peau et les yeux — un argument qui pèse quand il y a des enfants. Le régulateur de niveau prend en charge l’appoint d’eau automatiquement, un détail qu’on ne remarque pas jusqu’au jour où l’on part quinze jours en plein mois d’août.
Restait la question de la saison. La pompe à chaleur et le volet hors sol travaillent ensemble : le volet limite l’évaporation et conserve la chaleur la nuit, la pompe à chaleur n’a plus qu’à maintenir une température déjà tenue. On baigne d’avril à octobre, pour une consommation qui reste raisonnable.
Une piscine simple d’apparence, donc, mais équipée pour se faire oublier. C’est exactement ce qu’on demande à un bassin posé entre quatre oliviers : qu’il soit là quand on en a envie, et discret le reste du temps.